Réponses en vrac à un questionnaire du CRTC dont je n’ai malheureusement plus l’exemplaire original sous la main.
🌘 Comportement des consommateurs et marché en évolution
Quel est l’objet principal de la consultation du CRTC de 2017 sur la distribution de la programmation au Canada ?
Fournir des réponses – même partielles – aux questions posées par le CRTC concernant l’évolution du comportement des consommateurs, les modèles de diffusion (CDN, p2p), la régulation et le soutien à la création canadienne.
Comment les habitudes de consommation des Canadiens évoluent‑elles selon le texte ?
Les Canadiens privilégient de plus en plus les plateformes de streaming (YouTube, Vimeo, DailyMotion) et les services à haute vitesse Internet, tandis que les supports physiques deviennent des objets de collection. L’accès mobile et la bande passante élevée sont des facteurs clés.
Quels modèles de diffusion sont recommandés pour réduire les coûts et soutenir les créateurs canadiens ?
L’article suggère l’usage accru de réseaux de diffusion de contenu (CDN) combinés à des solutions peer‑to‑peer (p2p) locales, ainsi que des plateformes coopératives et de financement participatif (ex. : Bandcamp) pour offrir une alternative aux majors et aux modèles de verrouillage numérique.
Les consommateurs voudront de plus en plus accéder à des plateformes de diffusion en continu qui offrent du contenu international et aussi du contenu local. Les supports physiques deviendront essentiellement des articles de collectionneurs. Cette évolution serait favorisée par davantage d’internet à haute vitesse et des limites de consommation mobiles plus élevées dans les forfaits.
Je n’utilise personnellement plus la télévision par câble. J’ai une antenne pour recevoir la télévision gratuitement, mais je ne l’écoute presque jamais. J’écoute encore la radio traditionnelle. Pour la musique, j’écoute essentiellement de la musique téléchargée et Stingray. Je consomme l’essentiel de mon contenu vidéo de YouTube, DailyMotion et Vimeo.
Le marché doit être le moins régulé et subventionné possible. Aujourd’hui, les artistes font face à des coûts de production beaucoup moins élevés par le passé et de plus en plus de canaux de diffusion. Nous aurons moins de vedettes créées par l’industrie et plus de choix musicaux.
🌘 Appui de la création et de la distribution du contenu canadien
Les créateurs de contenus sont maintenant contraints à davantage de concurrence, ce qui augmente la qualité des contenus qui deviennent populaires et en même temps offre une visibilité aux artistes plus nichés. Les revenus sont maintenant liés aux écoutes réelles et à la réalité du média numérique. Comme il y a de plus en plus de producteurs, il pourrait être intéressant de voir apparaître des modèles en p2p et coopératifs de diffusion artistique. L’état n’a pas à intervenir dans le domaine de la production audio et vidéo.
Les réseaux sociaux sont de plus en plus utilisés comme moyen de promotion, ce qui apporte des admirateurs plus fidèles aux artistes, même s’ils sont moins nombreux. La production de produits personnalisés et le sociofinancement sont un bon moyen de monétiser la clientèle des réseaux sociaux. Un exemple est Bandcamp.
Il faut craindre les modèles de verrous numériques, car ils ne profitent qu’au diffuseur et souvent très peu à l’artiste. Le piratage est une chose du passé avec la diminution des coûts de la diffusion en continu, alors il n’y a pas d’intérêt à freiner la diffusion en p2p.
Il faut éviter de fabriquer des Majors de l’industrie numérique et plutôt favoriser les moyens de diffusions ouverts, libres et accessibles à l’ensemble des producteurs de contenu.
🌘 Réussir à répondre à la demande croissante
Il faut utiliser davantage de CDN et d’approches p2p en région pour réduire les coûts de transmission des données. Le cellulaire est la solution et non le câble. Il faut couvrir les régions d’antennes cellulaires.
Pourquoi le recours aux CDN et aux solutions p2p est‑il crucial pour les régions éloignées du Canada ?
Ces technologies permettent de diminuer la latence et les coûts de bande passante en rapprochant le contenu des utilisateurs finaux, ce qui est essentiel dans les zones où l’infrastructure câblée est limitée ou coûteuse à déployer.
🌘 Politique canadienne
Les législations linguistiques nuisent à une vision canadienne de l’industrie de la musique, notamment les quotas de musique francophone à la radio qui en font de plus en plus des radios d’opinion. Il faut aussi éliminer les situations de monopoles aux grands fournisseurs d’internet et laisser entrer les diffuseurs de contenu étrangers. Il faut favoriser les mécanismes de partage p2p afin de diminuer la charge sur le réseau.