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Les outils d’IA générative en ligne sont des composantes du capitalisme de surveillance. En créant une ambiance de confiance, en te répondant ce que tu souhaites entendre, ces algorithmes simulent un bon ami qui est prêt à écouter tes confidences.
Mais, derrière, on retrouve les mêmes suspects habituels : les GAFAM et autres entreprises puissantes de la Silicon Valley et du Parti Communiste Chinois. Ce qu’ils veulent, ce sont tes données !
Sam Altman, le CEO d’OpenAI, a dernièrement appelé ça le téléversement graduel (gradual upload). De plus, il a annoncé cet été que ChatGPT garde toutes les conversations en mémoire par défaut. De plus, lorsque tu utilises un GPT personnalisé, tout est utilisé pour l’entraînement futur, que tu le veuilles ou non. Leur objectif est de créer un miroir de notre cerveau, pour ne plus avoir à mémoriser quoi que ce soit à long terme. Est-ce que restituer nos souvenirs et nos pensées à travers le filtre du capitalisme de surveillance est une bonne idée ? Pas certain !
À travers une course constante aux nouveautés, on noie le discours de la responsabilité dans la création de ces outils d’intelligence artificielle. Move fast and break people, comme le slogan aurait toujours dû être !
L’idée derrière toutes ces tactiques rapides et graduelles, c’est de contourner le consentement. Est-ce que tu souhaites qu’une entreprise étrangère crée un double numérique de ta personnalité pour te vendre aux entreprises publicitaires, aux compagnies d’assurances et sur les marchés financiers ? Mais, si on te vend l’idée, une nouvelle caractéristique ou une amélioration à la fois, si tu ne vois pas la big picture, tu te fais embarquer sans trop poser de questions !
Justement, c’est le temps de se poser des questions. Déjà qu’on voit que ces technologies servent à mettre en place des régimes autoritaires, elles en deviennent aussi des outils. D’ici combien de temps pourra-t-on encore tenir l’illusion que Claude d’Anthropic et Gemini de Google ne deviendront pas, eux aussi, des porteurs d’idéologies fascistes. Qu’ils ne se vendront pas au service de forces hostiles aux droits humains, comme il semble que ChatGPT et Meta AI soient destinés à le devenir, à travers l’influence grandissante d’Israël ? Est-ce déjà le cas sans qu’on le réalise ? N’est-ce pas ce qu’Elon Musk a annoncé lorsqu’il a dit que X allait programmer Grok pour favoriser la reproduction chez les femmes (blanches) ? Déjà que ce n’est pas la première fois qu’on apprend que X se veut le messager d’une forme de néo-nazisme, comme l’explique cet article de The Conversation.
Donc, voici quelques conseils de prévention pour utiliser l’IA générative sans vendre ton âme !
- Si tu utilises des IA commerciales, utilise leur API avec une interface tel qu’Open Web UI ou Msty. Évite d’utiliser leurs propres outils, même s’il existe des contrôles et des formes de consentement. Ça change trop souvent et c’est trop facile d’en oublier un quelque part.
- Demande explicitement dans ton prompt système, lorsque tu utilises un de ces outils autohébergés ou sur ton ordinateur, de ne pas donner de conseils en santé ou en finances sous aucun prétexte, ni de faire du renforcement positif. Depuis des années, les moteurs de recherche filtrent ces contenus. Ton IA générative devrait faire de même.
- Ne partage pas de données personnelles. Je viens de mettre à jour mon aide-mémoire sur les données personnelles. C’est le temps de te rafraîchir la mémoire !
- Évite de partager des traits de personnalités ou de mentionner des gens qui ne sont pas des personnalités publiques lorsque tu donnes des exemples dans tes prompts. Reste générique le plus possible. Présume que toutes les conversations avec ces outils externes seront rendus publiques un jour ou l’autre, via une fuite de données, un piratage ou des mandats de perquisition.
- Ne partage pas tes conversations publiquement. Elles contiennent toujours trop de détails sur nous, même dans les métadonnées ou dans les non-dits. On a tous des patterns de communication, même si on ne s’en rend pas compte.
- Ne fais confiance à personne qui peut te garantir la confidentialité en ligne. Tu es la seule personne responsable de protéger ta vie privée.
Si tu souhaites découvrir comment utiliser des outils d’IA localement, que ce soit des modèles, des interfaces, ou les deux, je t’invite à suivre ma formation Utiliser des chatbots LLM localement et protéger ses données.
Si tu veux une introduction à ces outils avant d’aller plus loin, visite cet article de blog :