🌘 Extrait
Dans cette chronique à CKIA FM à l’émission Québec Réveille de Rémi Giguère, je raconte mon voyage à Davos pour La Concorde Aula et mes apprentissages de AI House et autres évènements.
Tu peux écouter ma chronique à partir de 47:45 à 1:04:20 sur Spotify et Balado Québec
🌘 Retour sur Davos : Les enjeux de l’intelligence artificielle vus par La Concorde Aula
Ce résumé et la transcription ont été générés par l’IA générative Google Gemini, une version retravaillée suivra sous peu
Dans le cadre de sa chronique, François Pelletier est revenu sur son récent séjour à Davos, en Suisse. Invité par l’organisation AI House (la Maison de l’IA) au nom de l’OBNL québécois La Concorde Aula, il a pu observer les discussions actuelles sur l’intelligence artificielle (IA) en marge du grand centre des congrès.
🌘 Le concept des « Maisons » à Davos
Contrairement aux sessions officielles, une grande partie des échanges se déroule dans des résidences louées par des organisations ou des entreprises. C’est dans ce contexte que la Maison de l’IA (AI House) a accueilli divers panels traitant de sujets techniques et sociaux.
🌘 L’IA dans le secteur spatial
Un panel a abordé l’utilisation de l’IA en orbite. Bien que l’idée de centres de données spatiaux soit parfois évoquée, les faits soulignent des limites énergétiques importantes : la Station Spatiale Internationale ne consomme que l’équivalent de dix maisons. Actuellement, l’IA est plutôt utilisée de façon pragmatique pour trier les images directement dans les satellites, afin de réduire les coûts élevés de transmission de données vers la Terre.
🌘 Diversité linguistique et modèles de langage
Les discussions ont mis en lumière la prédominance de l’anglais dans l’entraînement des modèles d’IA.
- La « troisième puissance » : Des pays du Moyen-Orient, comme le Qatar, cherchent à développer des modèles basés sur la langue et la culture arabe pour ne plus dépendre uniquement des technologies américaines ou chinoises.
- Inclusion : L’importance d’intégrer les langues autochtones et minoritaires a été soulevée pour éviter que ces cultures ne soient simplement traitées par le biais de traductions automatisées.
🌘 Applications en éducation et en art
Sur le plan pédagogique, l’IA générative permet désormais de créer des avatars interactifs de personnages historiques. L’objectif présenté est de favoriser l’interaction et l’apprentissage actif plutôt que la consommation passive de contenu. Dans le domaine des arts, on note une convergence entre l’IA générative et la création physique, notamment via l’impression 3D.
🌘 Les sujets moins abordés
François a relevé certains angles morts lors de l’événement :
- L’impact environnemental : Le coût énergétique lié à l’entraînement des grands modèles a été peu discuté.
- L’usage militaire : Malgré la présence d’entreprises comme Palantir, les débats sur la surveillance et la privatisation des technologies militaires sont restés marginaux.
- La complaisance : L’ambiance générale était peu propice à la confrontation d’idées ou à la remise en question des acteurs influents du milieu.
Pour approfondir ces réflexions sur la place de l’IA dans notre société, nous vous invitons à écouter l’intégralité de la chronique.
🌘 Transcription de la chronique
Cette transcription automatisée a été produite par Riverside et revisée par Google Gemini.
[00:00.435] François : Ça va super, super bien. Encore mieux avec du volume.
Rémi : Exact, et content de pouvoir te parler. Tu as eu la chance de te rendre du côté de Davos dans les derniers temps. Un : qu’est-ce que tu faisais à Davos, puis quels sont les événements auxquels tu as participé ?
François : Oh, ok, grosse histoire. Dans le fond, je fais partie d’un OBNL ici au Québec qui s’appelle la Concorde Aula. C’est un groupe de scientifiques, surtout en sciences sociales, qui étudient dans le fond les effets sur la société de l’intelligence artificielle. Moi, je fais partie de cette gang-là. Vous avez compris que ce sont un peu des sujets que je traite depuis… déjà un an et demi que je fais des chroniques ici. Et notre directrice… elle a eu l’invitation de la part d’une organisation en Suisse qui s’appelle le AI House, donc la Maison de l’IA, pour participer à différents événements et conférences. Puis, ben, on avait l’opportunité d’y aller à deux. Puis moi, j’ai pris l’occasion de dire : « Hé, moi, je suis disponible pour y aller à cet événement-là. » Fait que je me suis dit : « OK, comment qu’on… »
Comment on se prépare, parce que c’est vraiment une maison. Parce que dans Davos, il y a le gros événement dans le centre des congrès, où on entend parler que Mark Carney a fait son fameux discours, et Zelensky était là, Trump était là, tout ça. Mais dans le reste de la ville, il y a plein de petites maisons qu’on appelle ainsi parce que c’est un village de ski, essentiellement. Et dans chaque maison, dans le fond…
[01:40.974] François : Tu as plein d’organisations, que ce soit des entreprises ou des OBNL, qui louent les maisons pour une semaine et qui organisent leur mini-centre de conférences dans la maison. Fait que carrément, on était dans un, je pourrais dire, un petit édifice commercial. Aujourd’hui, il y a probablement une dizaine de personnes qui travaillent là. Peut-être que c’est une agence immobilière ou que c’est un bureau de psychologue ou je ne sais pas. Pendant la semaine, c’était la Maison de l’IA, puis il y avait des conférences sur place. C’est vraiment un concept qui est intéressant. Il y a donc des sujets qui ont été abordés en lien avec l’IA, entre autres l’IA dans l’espace. Comment est-ce qu’on mélange ces deux sujets-là ?
François : Ouais, ça c’était un sujet auquel j’étais vraiment intéressé d’assister. C’était… Tu sais, parce qu’on a entendu parler peut-être — certains d’entre vous ont entendu parler — de centres de données dans l’espace. Moi j’ai déjà entendu parler de ça, là.
[02:42.456] François : OK, ben c’est justement ce genre de… peu d’utopie que les gens disent : « Dans l’espace, il fait soleil 24 heures par jour. » Donc on pourrait mettre des panneaux solaires puis faire alimenter des ordinateurs dans l’espace. Mais là, la vraie question c’est : comment tu amènes un truc qui pèse des centaines, des milliers de tonnes dans l’espace et que tu l’alimentes en électricité pour que ça fonctionne, alors que la Station Spatiale Internationale… qui est le plus gros truc qu’on a en ce moment dans l’espace, utilise à peu près la consommation d’électricité de dix maisons. Ce qui est très minime par rapport à la grosseur du truc. Il y a des immenses panneaux solaires et tout est fait pour consommer le moins d’énergie possible, parce que ça coûte cher à produire de l’énergie solaire et ce ne sont pas du tout les quantités qu’il faudrait pour alimenter des ordinateurs et des centres de données. Ben oui !
[03:38.158] François : Dans la station spatiale, ils ont des petits ordinateurs portables, des laptops. Ils ont un ordinateur central qui gère la station, mais il n’y a rien d’énorme. Ils peuvent-tu brancher leur téléphone ou… ? Donc l’IA dans l’espace, l’objectif derrière ça serait, je comprends, de réduire les coûts pour alimenter ces patentes-là d’IA finalement. Eux, dans le fond, ont justement un peu défait ce sujet-là en disant… Ben, les gens qui étaient présents sur le panel, c’est entre autres : il y avait un ancien astronaute, il y avait des gens de l’Agence spatiale européenne surtout, et un entrepreneur qui, lui, fait de l’imagerie par satellite, puis dit : « Nous, on utilise l’intelligence artificielle pour trier dans l’espace quelles sont les bonnes photos, puis quelles sont les pas bonnes photos avant de les envoyer parce que… envoyer des données de l’espace, ça coûte cher. » Fait que, tu sais, nous on a amené de l’IA dans nos satellites pour trier les photos sur place avant de les envoyer, pour envoyer juste les bonnes.
Ok, fait qu’on comprend qu’il y a des bonnes raisons derrière ça, surtout économiques. Mais après ça, c’est le côté réaliste de la chose, puis aussi les impacts. Tu sais, on peut-tu dire impacts environnementaux dans l’espace aussi ? Parce que, je veux dire, il ne faut pas négliger ça : les déchets spatiaux puis le genre d’impact que ça peut avoir aussi.
[04:59.582] François : Ouais, ben ça, ça on était moins là-dessus, justement. C’était moins le genre de sujet. Mais juste pour revenir à l’ensemble des conférences, ça c’était une. On a parlé d’autres sujets aussi, je dirais surtout autour du côté langage. Ça c’était un sujet qui revenait vraiment. Mais un sujet qui n’a justement pas été assez abordé, c’est — autant que ce soit sur Terre ou dans l’espace ou peu importe — c’est le coût environnemental de l’IA. J’ai été dans huit, neuf événements pendant cette semaine-là puis c’est un sujet qui a comme toujours été un petit peu évité.
Il y a toujours le potentiel positif de l’IA, dans le sens que des satellites qui font de l’imagerie de la planète Terre, il y en a déjà plein et ils sont déjà là. Et l’idée c’est que… l’idée c’est plus de réduire la quantité de travail qui est fait pour rien parce que… c’est la même chose aussi dans n’importe quel domaine : c’est une technologie qui peut être utile si on est capable de justement réduire tout ce qu’on fait par ailleurs et qui consomme énormément d’énergie et de matières premières et autres. Donc le potentiel est vraiment à réduire et non pas d’en mettre dans tout. Et ça, c’est un peu le discours qui est sorti de cet événement-là aussi, c’est de dire : « OK, ce n’est pas parfait. » C’est loin d’être parfait. Puis ce n’est pas en ayant encore plus d’intelligence artificielle ou en faisant des modèles encore plus gros, qui consomment encore plus, qu’on va y arriver. C’est peut-être pas toujours la bonne direction. C’est peut-être pas la bonne direction, du coup, qui ressort de ces discussions-là que j’ai entendues. Mais le gros thème était vraiment l’inclusion : le plus de langages possible, les langues autochtones, des choses comme ça. Ça a vraiment été des sujets qui ressortaient parce que les gens sont très conscients des biais et du fait que c’est très anglais, basé sur l’anglais, l’intelligence artificielle, puis toutes les autres langues — même le français — on est traduits de l’anglais dans ces outils-là.
[07:16.014] Rémi : Le langage autochtone qui fait partie de ces discussions à Davos sur l’intelligence artificielle, c’est quand même très intéressant. En quoi est-ce que ça a été, bon, au-delà de la diversité de langues, à quoi ça ressemblait les propos qui étaient apportés en lien avec les langues minoritaires puis les langues autochtones ?
François : Le propos que j’ai entendu en premier, c’est ce qu’on pourrait appeler la troisième puissance de l’IA qui va émerger. Il y a les États-Unis et la Chine en ce moment qui se sont positionnés. Ce ne sont pas deux pays qui mettent beaucoup d’efforts sur l’aspect des autres sur la planète, à part quand vient le temps de faire de l’argent avec eux. Il y a un autre endroit qui a beaucoup d’argent sur la planète, qui est le Moyen-Orient. On sait, ils ont fait accumuler des centaines, des milliers de milliards avec le pétrole dans les cent dernières années. Et aujourd’hui, ils disent : « On voit la fin de ça, il faut faire d’autres choses. »
Et j’ai été à une autre maison qui est la maison du Qatar, donc un petit pays au Moyen-Orient qui est connu entre autres pour sa chaîne de télé Al Jazeera. Et eux avaient un panel justement de discussion sur l’IA. Puis c’est là que j’ai entendu parler de… nous, même si on parle d’une langue qui est répandue sur la planète, qui est l’arabe, cette langue-là est très, très peu représentée dans l’intelligence artificielle, au sens que les modèles d’IA n’ont pas été entraînés beaucoup avec notre langue. Donc de ce point de vue-là, par rapport à l’anglais ou le chinois ou le russe ou d’autres langues qui ont beaucoup plus de contenu, ils se sentaient minoritaires aussi. Et c’est un petit pays en soi dans le monde arabe, puis tous les pays arabes ont des cultures différentes, c’est important de s’en rappeler. Ce n’est pas parce que c’est loin qu’on ne le voit pas. Et eux étaient vraiment à dire : « On veut être le pôle de la diversité dans le Moyen-Orient. »
[09:20.01] François : Et, euh, c’est là qu’ils ont amené cette perspective-là. Puis au cours des discussions, ils ont amené différents sujets au niveau de la diversité et de l’inclusion ce qui est, euh, je dirais quand même quelque chose de nouveau qu’on entend de la part des pays du Moyen-Orient qui n’ont pas été… ça n’a pas été un sujet très, très abordé par le passé, mais je pense qu’ils arrivent aussi à cette étape-là de dire : « OK, c’est important pour nous aussi, pour notre avenir, euh… quand on sort du domaine des matières premières ou de la production primaire dans un pays, de dire : On devient un endroit attractif pour l’international. »
Rémi : On parle de langue minoritaire, on parle de langue autochtone, mais il a été question également de la place de l’IA dans l’éducation, les arts… Est-ce que dans ces angles-là, on dit : « Ah c’est la panacée, c’est le Klondike », ou est-ce que c’était plutôt des drapeaux rouges qu’on soulevait en lien avec ces sujets-là ?
François : Je dirais l’ambiance dans ce genre de conférences… puis il faut savoir, Davos, c’est un endroit de gens fortunés. Moi, je suis peut-être un des plus pauvres qui est allé là. Comment dire, l’art a une perspective un peu différente chez les gens fortunés, qui est souvent quelque chose qui se collectionne. Il y a quelques années, on avait entendu parler des fameux arts NFT, donc les gens achetaient des genres de singes puis ils payaient ça super cher en crypto-monnaies, des choses comme ça. Donc ce genre de sujet-là était là, un peu la chose qui ne se faisait pas avant. Donc l’art, si on veut, le 3D. Ce que j’ai vu sur place, c’est par exemple une image imprimée avec…
[11:10.22] François : une imprimante 3D, mais qui était générée par l’intelligence artificielle. Fait que là, tu sais, on combine quelque chose qui est nouveau, qui est le génératif avec l’IA, on combine quelque chose de bien réel qui est une imprimante 3D, là. Fait que ça, c’est quelque chose que j’ai vu qui était intéressant. Puis aussi vraiment le côté interaction : d’être capable de parler avec l’image à l’écran, un personnage fictif, mais à travers lequel tu apprends, par exemple, l’histoire de quelqu’un qui est décédé, à travers cette animation-là. On n’était pas dans le deepfake ou dans ce qu’on voit aujourd’hui sur les réseaux, qui est un peu d’essayer de tromper les gens. Mais là, tu sais, c’était vraiment… tu le sais que c’est faux parce que c’est plus en mode dessin animé ou quelque chose comme ça, mais ça amène, par exemple, les jeunes à interagir puis à apprendre d’une façon différente. Ça va être intéressant.
Rémi : Fait que maintenant je pourrais… un jeune qui pourrait avoir une discussion avec Marie Curie maintenant, tu sais, mais on le sait que ce n’est pas elle, que c’est comme tu dis un peu…
François : Exactement. Tu peux dialoguer, lui poser des questions sur sa vie, comprendre sa démarche, son etc. Donc dans un dessein purement pédagogique, mais pas dans le but de flouer justement. Donc dans cette perspective-là, en termes d’éducation par exemple, ça pourrait être une avenue intéressante, là.
Exactement. Tu sais, disons, amener les jeunes dans un musée, puis ça peut être un élément que tu mets dans un musée : d’avoir une exposition, mais aussi d’avoir accès à un avatar de la personne à laquelle tu peux vraiment poser des questions en live, puis que les questions sont répondues par quelqu’un qui est animé, un personnage qui est animé. Fait que au lieu de regarder un cartoon ou quelque chose de statique, tu as l’aspect d’interaction qui est là aussi. Puis ça… c’était une artiste 3D qui était présente qui a expliqué vraiment ces concepts-là au niveau de l’éducation. Ça aide les jeunes aussi à s’approprier différents éléments qui sont rendus plus difficiles, on va dire, avec les écrans, parce que là, ce n’était pas nécessairement toi versus un écran parce que c’était une projection sur le mur. Fait que, tu sais, tu avais quand même l’aspect de… tu n’es pas en train d’interagir avec un ordinateur.
[13:23.43] Rémi : J’ai toujours pensé que pour l’éducation, ça pourrait être intéressant, la technologie. À l’époque, je disais : « Fais vivre le débarquement de Normandie à des jeunes avec un casque de VR », là, je te dis que ça se peut qu’ils le voient différemment puis qu’ils aient hâte au cours d’histoire. Fait que ce n’est pas que mauvais, mais il y a quand même des risques. On parle, tu sais, tu as parlé du côté environnemental qui n’a peut-être pas été abordé. Le côté militaire aussi, ça, c’est quelque chose qui peut faire, qui peut lever des drapeaux rouges : l’intelligence artificielle et l’aspect militaire. Est-ce que ça a été abordé ?
François : Justement, ça c’est le gros sujet manquant. Mais l’affaire c’est que c’est un domaine où c’est utilisé depuis longtemps, dans le sens que même l’informatique qu’on connaît aujourd’hui, l’Internet et tout ça, ça vient du domaine militaire à la base, avant que ça devienne des technologies civiles. Comment dire, l’armée est en avant de nous, là.
Rémi : Oui, oui, oui, et puis c’est ça dans bien des affaires en technologie, je pense, là. Tu sais, les automatisations, les GPS, ça, ça passe par l’armée, puis après ça, ils se disent : « Ah ben c’est bon pour le monde aussi », puis là, ça se démocratise. Mais dans le cas de l’intelligence artificielle et de l’armée, donc c’est déjà très utilisé et pourtant on n’en parle pas assez, là.
François : Oui, puis on ne parle surtout pas de… comment je dirais, toute la surveillance qui se fait, puis l’érosion de la vie privée faite par des entreprises militaires qui sont de plus en plus… bien, ce sont des entreprises privées. Fait que, il y a la privatisation du militaire, ce qui est nouveau quand même par rapport à l’époque où c’étaient vraiment les gouvernements, les armées des pays qui développaient des technologies, puis…
[15:08.942] François : Le gros sujet c’était par exemple l’entreprise Palantir, qui est une entreprise américaine qui… Comment dire ? Eux, ils ont construit la plus grosse base de données sur tout le monde sur la planète et c’est utilisé à des fins militaires, entre autres dans le conflit en Palestine. Ouais ! Ça c’est extrêmement problématique. Mais l’affaire c’est que eux, ils avaient leur kiosque aussi sur la rue là-bas. Et les gens disaient comme, en blague, quand on passe devant, on regarde de l’autre bord de la rue. Mais l’affaire, c’est que ce n’est pas comme ça que tu mènes une discussion en regardant de l’autre bord de la rue. Comme, va les voir, puis va les challenger, ils sont là. C’est un peu ça. L’idée aussi, c’est que l’ambiance n’était pas à challenger, l’ambiance était un petit peu trop complaisante. Ça, c’est un reproche que j’ai un peu dans mon expérience. J’aimerais ça que des fois qu’on… on a un paquet de monde ici qui a de l’influence quelque part, ben pourquoi on n’en profite pas pour se challenger ? C’est tranquille ici, on ne se fera pas déranger, ça peut se bouffer, mais…
Rémi : Il aurait pu y avoir plus de discussions animées et confrontantes dans certains cas, c’est ce que je comprends de ta visite donc du côté de Davos. François Pelletier, merci beaucoup de nous avoir partagé ces réflexions-là et ton expérience du côté de Davos a été très intéressante. Je te souhaite une très belle journée.
François : Ça fait plaisir.